Forte Di Bard

Forte di bard

Ce majestueux fort se situe dans la vallée de l’Aoste. Il fut construit au XIXe siècle sur un promontoire rocheux qui domine le petit village de Bard, par les différents Souverains de Savoie qui se sont succédé. Perdu entre les montagnes rocheuses des Alpes, le fort est pourtant la plus imposante des structures construites à ce jour.

Aujourd’hui, cette forteresse est le berceau du Musée des Alpes. Il revit entre spectacles, concerts, expositions d’art et tourisme.

Faire des recherches sur son histoire est intéressante. Sortant du terrain connu de Thierry Ier en passant par Charles-Emmanuel Ier de Savoie, nous pouvons entre apercevoir la véritable attraction historique de notre précieux Bonaparte. La forteresse regorge de point chaud, d’histoires troublantes dissimulées dans le discours des guides touristiques.

En visitant les prisons, le sang se glace. Passé certain quartiers, la sensation d’être observé se fait oppressante. Certains touristes ont eu la sensation de vertige, d’être touché, des soupirs émanant d’un couloir désert…

Portant un intérêt sur la roche et sa composition chimique nous pouvons comprendre que des phénomènes inexpliqués naissent dans ces lieux. Sa position géographique, ses courants telluriques qui traversent les flancs des montages, sa structure audacieuse sont tout autant d’éléments propices à des activités paranormales.

Vous trouverez dans ce document, son histoire, sa localité, sa structure architecturale, sa condition environnemental, les travaux de restauration, une vidéo de présentation du site et bien évidemment un dossier en cours de traitement sur les activités paranormales ainsi que des témoignages (ceci sont beaucoup plus difficile à obtenir, la barrière linguistique est toujours un souci).

 

Historique

A sa base, une première structure remontant au Xe siècle servit de fondation, qui elle-même était fondée sur un bâtiment romain. Ne pas oublier que la vallée d’Aoste servait de route consulaire des Gaules durant l’Empire Romain et qu’il n’est donc pas étonnant de retrouver des vestiges de cette époque de conquête et de commerce. D’ailleurs, des ruines sont encore visibles à l’entrée du bourg de Donnas.

Quelques documents font pourtant apparaître que le fort existait déjà à l’époque de Thierry Ier, du moins une petite partie. En effet, sous Théodoric au début du VIe siècle, afin de défendre les « Clausurae Augustanae » c’est-à-dire le système de défense réalisé pour protéger les limites de l’Empire, le site abritait une garnison composé d’une petite soixantaine d’hommes. En 1034, nous avons des documents qui prouve que le fort était la plus ancienne référence à un château du Val d’Aoste, il fut défini comme « inexpugnabile oppidum ». Ce qui est absolument incroyable car la forteresse n’a absolument rien de comparable à un château.

Des travaux d’agrandissements se sont succédé au fil des siècles. En effet, en 1242 des documents mettent en évidence que le fort fut cédé aux comtes de Savoie par les puissants seigneur de Bard avec Amédée IV. Cela étant dû à la pression des habitants de la région, tout à fait à bout des abus d’Ugo di Bard qui profitait de la situation du fort pour écraser d’impôts les pauvres marchands et voyageurs qui passaient par la vallée d’Aoste.

En 1661, après le démantèlement des maisons-fortes à Montjovet et à Verrès, Charles-Emmanuel Ier de Savoie (dit Le Grand) utilisa le fort afin d’y installer la garnison de contrôle du duché d’Aoste.

Sa construction finale et son renforcement tel que nous la connaissons aujourd’hui à demander plusieurs siècles, un travail long et acharné qui a débuté durant le règne de Charles Félix. Tout comme le château de Vlad III Basarab de Poenerie, son architecture fut un dur labeur pour les ouvriers et les prisonniers. Les pierres et les matériaux furent montés à pied ou à l’aide de chevaux. Vers 1800, en effet, le renforcement était plus que nécessaire pour l’avant-poste de défense de l’armée austro-piémontaise qui s’opposait à l’avancée de Bonaparte. Ils avaient déjà des soucis avec l’armée française en 1704. Arrêtez Napoléon était une priorité. L’histoire nous dit que le 14 mai 1800, l’armée de réserve du 1er consul Bonaparte franchit le col du Grand-Saint-Bernard avec 40 000 soldats pour surprendre l’armée austro-piémontaise dans la plaine du Pô. Le Capitaine Von Bernkopf de l’armée austro-croate arrêta l’avancée des soldats du 1er consul Bonaparte avec seulement 400 soldats postés à l’avant-poste du fort. Les structures de défense du fort étaient tellement efficace que l’armée de Napoléon Bonaparte mit plus d’une quinzaine de jours pour neutraliser les autrichiens. Les troupes françaises firent tout leur possible pour contourner le fort par le col d’Albard. Plus nombreux, ils parvinrent à se frayer un chemin. L’armée locale dut se rendre.

Assedio

De ce fait, sa position au sommet d’un promontoire le plus haut de la vallée de la Doire Baltée en fait son importance capital dans sa fonction première, à savoir avant-poste de contrôle et de défense sur la route vers la France et/ou vers la Suisse. Les historiens supposent que c’est cette raison qui a poussé les romains à bâtir un premier bâtiment à cet endroit.

Mais c’était sans compter sur notre Napoléon qui de sa pugnacité et de sa stratégie, détruit une partie du fort. Lui-même, le surnommait « Le vilain castel de Bard ». Napoléon n’a jamais apprécié d’être tenu en échec, il n’est donc pas étonnant qu’il est fait démanteler le fort pour prévenir tout problème à l’avenir. Et pourtant, en 1827, Charles-Félix de Savoie craignant de devoir affronter une attaque du front français, demanda à l’ingénieur militaire François-Antoine Olivero de renforcer la structure du fort. En 1838, les travaux furent enfin achevés, après 8 longues années, avec les ouvrages, Victor, Ferdinant, Mortiers, Charles-Albert et Gola. La structure défensive fut organisée sur deux niveaux en forme de tenaille. Durant cette période la forteresse disposait de 283 chambres afin d’abriter les 461 soldats et 176 chambres de services de plus. Celles-ci avaient l’avantage de permettre une défense réciproque en cas d’attaque. Regardez la vidéo jointe pour comprendre son architecture et ses points forts. La grande cour intérieure qui existe toujours ainsi que la place d’armes, près de l’entrepôt de l’ouvrage Mortiers là ils entreposaient les munitions et la nourriture. Les soldats ne bougeaient pas du fort. Ils ne descendaient jamais au village. Les tours de gardes, leurs heures de services étaient quasi constantes. Le comte Camillo Benso de Cavour (https://fr.wikipedia.org/wiki/Camillo_Cavour), (futur président du Conseil du royaume d’Italie) y fit son service militaire. Dans ses rares écris, il raconte les moments passés dans le forte di Bard, et à cette époque, les hommes n’étaient pas fainéants. Ils travaillaient dur et d’arrachepied. Sérieux, discipline, service et loyauté.

Le fort fut désaffecté jusqu’à la fin du XIXe siècle, d’abord utilisé comme bagne avant d’être utilisé comme poudrière et de dépôt d’armes de l’armée italienne et ceux jusqu’en 1975. La vallée d’Aoste racheta la propriété du fort de Bard afin d’ouvrir ses portes aux publics au tout début des années 1980. Entre 1990 et 2000, des travaux de restauration à grandes échelles (45 millions d’euros) sont effectués à la fois sur la façade extérieure et les appartements. En 2006, peu de temps après la fin des travaux de rénovation, le musée des Alpes ouvre ses portes dans le fort.

Dernièrement, le fort de Bard a fait sensation en servant de décor au film de Marvel, Avengers : Age of Ultron.

 

L’architecture du fort

Interieur du fort de bard Les plans d’architectures du fort ne sont pas visibles au public, car certaines pièces sont interdites d’accès. Les zones ouvertes sont les zones appelées « ouvrage ».

 

 

 

 

 

 

 

Cinq zones seulement sont accessibles :

Ouvrage Charles-Albert :

  - Le musée des Alpes

 - Un espace pour les expositions temporaires

 - L'espace Vallée culture, un point de renseignement sur le patrimoine culturel et artistique valdôtain

 - Les prisons

 - Un espace pour les concerts et les représentations théâtrales

 - La Salle des arcs candides, une salle de conférences

 - Une médiathèque sur les peuples alpins 

Ouvrage Ferdinand inférieur :

- Le musée des frontières, avec trois espaces dédiés aux frontières alpines, à la construction des fortifications et des tunnels ;

Ouvrage Ferdinand supérieur : siège du musée du fort ;

Ouvrage Victor : siège de l'espace Les Alpes des enfants et de l' Échelle du temps ;

Ouvrage Mortiers et la poudrière : espace pour les écoles, avec des salles pour des leçons, des rencontres et des projections.

En l’occurrence, l’ouvrage Gola est totalement interdit au public. Cette zone est restreinte uniquement par le personnel du Musée des Alpes. Elle se situe techniquement au plus haut de la forteresse, entre les anciens quartiers des soldats.

La surface du site : 25 890 m2

Aujourd’hui, vous ne pouvez plus trouver le terme « ouvrage » pour situer les lieux du fort, depuis 2006 et l’ouverture du Musée, il est remplacé par « Opéra ».

Le fort de Bard n’a techniquement pas changé depuis 1838, les travaux de rénovations ont essayé de garder au maximum les origines du site. Cependant, elle se compose maintenant de trois bâtiments principaux, placé à différents niveaux entre 400 et 467 mètres. Nous avons l’Opéra Ferdinand (Ferdinando) qui se situe au plus bas de la forteresse. L’Opéra Victor (Vittorio) au centre et l’Opéra Charles-Albert (Carlo-Alberto) au plus haut.

Le tout premier, l’Opéra Ferdinand est en forme de pince et se compose de deux bâtiments, le bâtiment inférieur et le bâtiment supérieur tous deux à deux étages et séparés par un fossé. Il n’est pas s’en rappeler les rizières. Derrière celui-ci, vous trouverez l’Opéra Mortiers, de forme rectangulaire, c’est là qu’au XIXe siècle ils entreposaient le ravitaillement et les armes.

Dans une bonne moitié de la roche, se dresse l’Opéra Victor, avec ses remparts. Et haut plus haut, sur la partie la plus élevé, le plateau se compose d’une réelle cité. Elle joint l’Opéra Gola (interdite au public) avec la grande cour centrale, et à son opposé, l’Opéra Charles-Albert (Carlo-Alberto). Cette dernière est entourée d’un grand porche qui mène à l’église de San Maurizio, transformé au XIXe siècle en dépôt de munitions, d’hébergement… Dans les sous-sols, 43 cellules d’isolement ont étés restaurés.

A l’extérieur, les modifications apportées à la façade sont minimes, mais afin de permettre l’accessibilité à tous, des montes charges ont étés mis en place, afin de gravir les 102 mètres de dénivelé depuis le sol.

La pierre utilisé pour la construction du fort, proviennent des montages. Elles ont étés cassées par bloques, puis scellé avec un mortier solide. Seul le plâtre de chaux avait subi l’érosion. Lors des travaux de restaurations, ils ont repris cette technique de recouvrement des murs de la façade par la chaux et du lait. Le tout à a truelle !

Toutes les parties en bois ont étés changés. Les architectes ont cependant repris la même variété de conifères utilisés au XIXe siècle.

De ce fait, toute la structure du fort à garder son originalité. Tout comme le village de bourg de Bard qui conserve ses maisons typiques médiévales. Lorsque vous arriver à Bard, vous entrez dans un autre monde, avec uniquement 132 habitants.

La pierre utilisée pour la fortification est un mélange de granit, de quartz, chargés en minéraux divers. Tous le site est une véritable batterie.

Cependant, l’actuel maire de Bard, Monsieur Cesare Bottan est très enclin à parler du fort et de sa rénovation. Il est très fier des projets qui y ont abouti, le temps et le travail fourni. Les expositions d’art, les concerts sont un atout majeur pour cette petite bourgade de 3km2. Mais il n’abordera jamais le sujet du paranormal. Bien que vous puissiez suivre le discours du guide « Bonaparte » ou «Le Capitaine Von Bernkopf », vous pourrez peut-être entendre deux ou trois choses que vous ne pouvez expliqués, et voir des mouvements d’ombres intéressant. N’hésitez pas à les cuisiner si vous en avez l’occasion. Les langues se délient.

 

 

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