Le pénitencier Eastern State

Le pénitencier Eastern State - Philadelphie - Pennsylvanie

Réputé pour être l'un des plus hantés bâtiment au monde. Le pénitencier ce situe au 2 027, avenue Fairmount, entre l'avenue de Corinthe et du Nord 22nd Street et était opérationnel à partir de 1829 jusqu'en 1971. Il a été construit dans le style neogothique par l'architecte John Haviland dès le début 1821.

Philadelphie a joué un rôle majeur dans la guerre civile, chef de fil de la réforme sur le traitement des éléments criminels. Cette expérimentation sociale conduit à la construction du pénitencier Eastern State. En effet, le système de Pennsylvanie a été opposé simultanément par le système Auburn (aussi connu comme le système de New York), qui a jugé que les prisonniers devraient être forcés de travailler ensemble dans le silence, et pourraient être soumis à des châtiments corporels ( Sing Sing prison était un exemple du système de Auburn). Bien que le système d'Auburn a été favorisée aux États-Unis, le système de l'État de l'Est à l'isolement a été le modèle pour plus de 300 prisons dans le monde entier.

Initialement, les détenus ont été logés dans des cellules qui ne pouvait être accessible qu'en entrant par une petite cour d'exercice fixé à l'arrière de la prison, très étroite, juste assez grande pour passer les repas, ouvert sur les blocs de cellules. Cette conception s'est avérée impossible, et dans le milieu de la construction, les cellules ont été modifiés afin de permettre aux prisonniers d'entrer et de quitter les blocs de cellules à travers les portes de métal qui ont été couverts par une lourde porte en bois pour filtrer le bruit.  Les salles ont été conçues pour avoir la sensation d'une église.

Une théorie a vu le jour concernant la petit taille des portes. Elles auraient été conçu afin de minimiser les attaques sur les gardes. Ce qui se tient !
D'autres, ont expliqué la taille des portes afin de forçer les prisonniers à se pencher en avant en entrant dans leur cellule. Cette conception étant liée à la pénitence et à l'inspiration religieuse de la prison.

Les cellules ont été réalisés en béton avec une seule lucarne, représentant l'"oeil de Dieu", suggérant aux prisonniers que Dieu les observaient à chaque instant.

 

- Témoignages :

Sean Kelley (Directeur du Programme Eastern State) : "C'est la plus vielle prison d'Amérique, elle fut ouverte en 1829. On venait y passer son temps pour meurtre, viol. C'était une prison de Haute Sécurité. Environ 75 000 prisonniers ont été enfermés"

Enfermé dans des cellules minuscules et individuel, les portes en fer à l'intérieur était doublé d'une porte coulissante en bois à l'extérieur. A leur passage, les gardiens les fermaient. Il n'était pas rare, que les détenus devenaient fou dans ce confinement.

L'idée de l'isolement comme la voie de réhabilitation des criminels est née d'une réunion tenue à la maison de Benjamin Franklin. Ce sont les Quakers*1 qui ont eu cette idée que l'isolement des prisonniers leur permettaient de trouver Dieu.

*1 La Société religieuse des Amis est un mouvement religieux fondé en Angleterre au XVIIe siècle par des dissidents de l'Église anglicane. Les membres de ce mouvement sont communément connus sous le nom de quakers (voir l'origine de ce nom plus loin) mais ils se nomment entre eux « Amis » et « Amies ». Le mouvement est souvent nommé simplement Société des Amis et le surnom de « quaker » apparaît le plus souvent dans la dénomination officielle, sous la forme Société religieuse des Amis (quakers). Les historiens s'accordent à désigner George Fox comme le principal fondateur ou le plus important meneur des débuts du mouvement. Depuis sa création en Angleterre, le mouvement s'est d'abord répandu dans les pays de colonisation anglo-saxonne. Au XXe siècle, des missionnaires quakers ont propagé leur religion en Amérique latine et en Afrique. Aujourd'hui, les quakers déclarent être au nombre d'environ 350 000 dans le monde. La Société des Amis se différencie de la plupart des autres groupes issus du christianisme par l'absence de credo et de toute structure hiérarchique. Pour les quakers, la croyance religieuse appartient à la sphère personnelle et chacun est libre de ses convictions. Le concept de « lumière intérieure » (inner light) est cependant partagé par la plupart d'entre eux, quelle que soit la signification donnée à ces mots. De nombreux quakers reconnaissent le christianisme mais ne ressentent pas leur foi comme entrant dans les catégories chrétiennes traditionnelles. On trouve aujourd'hui dans la Société des Amis des pratiques très diverses, y compris un large courant évangélique. (Si vous désirez en savoir plus sur les Quakers, cliquer sur le lien Wikipédia source principale http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_religieuse_des_Amis )

 

Sean Kelley : "Ils croyaient qu'en regardant dans leur cœur, ils deviendraient des pénitents s'ils passaient du temps en isolement. Mais bien sûr, ils n'ont jamais dit que cela rendait les gens fou"

Pour garder les prisonniers dans un isolement totale, et afin qu’ils ne communiquent avec personnes, ils portaient une cagoule posés sur leur tête et retiré seulement, une fois dans leur cellule.

Il y eu beaucoup de meurtre dans la prison.

Sean Kelley : "Il y a eu des meurtres ici, ça c'est sûr ! Deux officiers ont étés tué par les détenus.

Un a été tué en 1830, le détenu à utilisé une machine à coudre et l'a coupé jusqu'à la mort.

Un autre détenu, Joseph Taylor, était sûr qu'on l'avait empoisonné, Absolument convaincu que le garde cherchait à l'empoisonner. Il était vraisemblablement schizophrène, ou souffrait de paranoïa. En même temps, il vivait dans un confinement totale. Il avait forcément des troubles émotionnels qui le rendait violent. Il est venu à la porte de sa cellule, c'est rendu compte que celle-ci était ouverte, alors il s'est échappé. Joseph a frappé à mort le garde. Et ce qui est vraiment effrayant, c'était que c'était sa première fois, il est revenu dans sa cellule et s'est endormi.

C'est l'endroit de Eastern State où il y a le plus d'énergies négatives. C'est aussi, l'endroit où un serrurier a vu un fantôme. Il essayait de mettre un cadenas sur la porte, et il a dit avoir vu une apparition, très violente, avec une âme répugnante".

Charles J. Addams : "Les détenus poussaient les gardes par dessus la balustrade. Les barreaux sont très proches. Vous pouvez imaginer les gens qui attendaient derrière la porte et qui poussaient les gardes, c'est pour cela qu'il y a des barreaux pour ne pas qu'ils tombent".

La prison avait son propre hôpital. En 1829, il y a eu beaucoup d'épidémie et les détenus dû à une hygiène peu correct étaient souvent touchés.

Sean Kelley : "La tuberculose surtout chez les détenus, cela en a tués beaucoup. D'après des études faites dans les années 1950, il y en a eu des centaines. Gardez à l'esprit que la perpétuité est un phénomène du 20e siècle, il ne donnait pas la même perpétuité en 1800, il disait pour la vie... et pour la vie voulait dire la mort. Ce que je veux dire, c'est qu'une condamnation à perpétuité voulait dire que vous alliez mourir, vous quittiez le bâtiment dans une boîte en pin et pas avant. Il y a eu des dizaines et des dizaines de morts ici, ils faisaient 30, 40 ou  50 ans dans ce bâtiment. S'ils avaient un cancer ou des dialyses, ils venaient tous mourir au bloc 3".

(Là, je vais une petite intervention car même si je conserve mot pour mot les témoignages des témoins oculaire et spécialiste, je ne comprends pas que Sean Kelley fasse cette remarque sur le sujet de la perpétuité, qu’il s’agissent de 1800 ou du 20e siècle, de toute façon, le détenu mourra en prison. Il n’y a pas de changement. N’oublions que les Américains sont friands des perpétuité avec des condamnation de 150 ans... à croire que nous sommes tous des immortels).

Le pénitencier Eastern State consignait tout ses morts dans un registre qui fut ouvert en 1830, c'est-à-dire, un an après l'ouverture de la prison. Ce registre est au Musée du pénitencier et est très difficilement accessible au public. Erica Green, l'archiviste (qui était encore en fonction en 2012) prend toute les précautions nécessaires à son entretien et a sa conservation.

Ce registre contient des faits important concernant à la fois le décès, comment et par quel action, le nom du détenus, le crime qu'il à commis, l'âge de sa mort....

La plupart des détenus ce suicidaient par pendaison (mode que nous connaissons encore aujourd'hui malgré une surveillance accru) et même parfois par des détenus qui se tranchaient la gorge.

Le pénitencier Eastern State fut construit dans les meilleurs intentions mais fut considéré comme un échec. En 1930, la Pennsylvannie abandonna le confinement en isolement. Le problème de surpopulation obligeait à des grands changements.

Les cellules furent modifiées, d'autres furent construites et la population carcérales augmenta de 1700 détenus de plus. Avec ce changement, une autre méthode de contrôle des prisonniers vu le jour : La torture bien qu’à la base le pénitencier

soulignait les principes de la réforme plutôt que la punition.

 

Exemple de torture :

Le bain d'eau était une punition qui a été connu dans de nombreux hôpitaux psychiatriques, mais également dans le milieu carcéral de Eastern State. Il s'agissait de tremper un détenu dans l'eau glacée puis les enchaîner à un mur pour la nuit. Les gardes plus brutales apprécié le faire dans les mois d'hiver, afin que l'eau gèlerait sur la peau des détenus.

Le Trou, c’était un trou creusé sous bloc n °14. Les détenus incontrôlables y étaient enfermés pour de longues périodes, dans certains cas, des semaines. Sans lumière, et avec très peu d’air circulant dans ce petit trou. Si le détenu avait de la chance, on lui jetait un peu d'eau et du pain - qui la horde de rats et de cafards se battaient avec le prisonnier pour la pitance.

 

Charles J. Addams (Auteurs et témoins oculaires) : "Nous sommes dans le bloc 12. Nous avons entendu des bruits de pas, comme quelqu'un qui traîne les pieds. Une voix caquetante peut-être entendu, cela a été décrit comme une voix de femme, mais je crois vraiment que c'est juste une voix haut perchée, masculine, quelqu'un qui souffre. Pas seulement au milieu de la nuit ou sous la plein Lune ou un truc du genre, mais aussi pendant la journée, peut-être même en ce moment nous pourrions l'entendre".

La forme la plus meurtrière des punitions est connue sous le nom de bâillon de fer, spécialement conçu pour les détenus qui ne respectent pas la politique de non-communication. (Cependant, pendant l’inquisition, l’église utilisait également cette méthode, rien n’a été inventé).

Un collier de fer était serré autour de la langue du détenu puis enchaîné par les poignets dans le dos. Tout mouvement se traduit par des douleurs dans la langue.

Une autre forme de punition était appelé la Chaise de la folie, il n'était pas rare qu'un détenu devienne fou avant que sa peine ne fut terminé. Ils le mettaient dans un fauteuil, attaché avec des lanières de cuir si serrés que la circulation dans le corps était presque entièrement coupée. Mais ce n'est pas tout, ils le laissaient des jours sans manger.

Sean Kelley : "Willie Sutton était un voleur de banque au cours des années 1940. Quand il était ici, il a réussi à s'échapper par un tunnel en 1945. Il faisait partie d'une équipe, nous ne savons pas exactement qui a eu cette idée de construire un tunnel mais nous pensons que cela ne viens pas de Willie Sutton. Il a fallu à ces gars près d'un an à creuser le tunnel. Il faisait 4,5 m en profondeur, près de 30 m de long et encore 4,5 m de haut pour remonter. Ils sont tous passés par là en 1945, ils sont sortit couvert de boue parce qu'il y avait un cour d'eau souterrain. Ils ont étés rattrapés.

L'autre détenu était Al Capone. Il avait une grande cellule, bien éclairé, le champs libre pour décorer comme il le souhaitait. Confortable. Al Capone disait aussi qu'il était hanté dans sa cellule par les victimes du massacre de la St Valentin".

Charles J. Addams : "Il a été rapporté par les gardes que Al Capone entendait dans sa cellule des "va t-en", "laissez-moi tranquille". Les gardes craignaient qu'il ai des hallucinations ou des flash-back dû à certains médicaments ou quelque chose comme ça.. Jimmy Clark, était une victime du massacre de la St Valentin et c'était supposément lui qui hantait Al Capone quand il était ici".

Charles parle de son expérience dans la rotonde. «Il y avait 40 personnes qui visitaient et je pensais qu’ils étaient tous partit, j’étais content, quand j’ai cru que quelqu’un était à la traîne derrière moi. Il a fait un mouvement pour éviter mon regard. J’ai cru même que c’était un plaisantin qui voulait me poser une question ou s’amuser... mais il a fait un tour à 360° vers le bloc 8. Il devenait de plus en plus petit et a disparu. Cela c’est passé tellement vite que je n’ai pas pris note de grand chose mais mentalement je m’en souviens».

Craig Wielkotz : "La 1ère fois que je suis venu en visite ici, il y avait un jeune homme qui n’avait jamais eu d’expérience paranormal. A l’extérieur, il y avait un panneau qui citait tout les noms des prisonniers qui avaient séjourné dans cette cellule, et le jeune homme les appelait par leur nom. Il les a qualifier de «connards» et des trucs du genre. Rien de bien méchant. Et il a été éjecté de la cellule. Il a eu tellement peur, qu’il en a appelé sa mère".

Andrew Knaap (témoin oculaire) : "Nous étions huit et nous allions dans le bloc 14. J’étais le dernier de la file et j’ai sentie quelque chose frapper mon épaule. Et il n’y avait personne. Il faisait nuit et j’ai demandé à un membre du groupe de regarder s’il n’y avait pas quelque chose qui pendait mais on a rien trouvé. En y repensant, nous venions de quitter le couloir de la mort, et j’avais commenté le nom d’un des détenu parce qu’il avait un nom rigolo. Son nom était Elmo Smith ! Je vous laisse deviner qu’elle genre de blague j’ai faite. Je pense qu’il n’a pas apprécié".

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